Pierres romaines
Ville-la-Grand trouve son origine du temps de Jules César, de cette époque subsistent trois pierres gravées...
Ville-la-Grand, du latin Villa, Villa Magna...
et du français du XVIème siècle "Ville-Magne", tient son nom d'une importante villa, sorte de métairie, fondée par un riche patricien ou un simple vétéran récompensé par Jules César (-48 à -44 avant JC), tandis que les maîtres de l'époque règnent sur les terres hospitalières de l'Allobrogie. Tracée sur la voie romaine remontant vers le Chablais, elle devient rapidement le centre d'un village gallo-romain important.
L'église St Mammès
Située sur l'emplacement d'un lieu de culte romain dédié au dieu Mars, l'église fut détruite et reconstruite à plusieurs reprises. On situe la démolition du temple païen et l'édification de la première église autour des années 522 sous le vocable de Saint Mammès, berger de profession martyrisé sous Aurélien en 274. Deux pierres en façades témoignent de cette époque.
Blason des Seigneurs de Grailly
La commune subit l'influence féodale de la famille des Seigneurs de Grailly de 1220 à 1748. Le traité de Turin en 1815 ampute en partie son territoire. Les villages de Présinge et Puplinge, les hameaux de la Louvière et de Carra sont rattachés au canton de Genève.
Ecartelé : aux 1 et 4 de Grailly plein (d'or à la croix de sable noir chargé de cinq coquilles d'argent) et probablement de Miolans (bandé d'or et de gueules au franc canton d'azur brochant en chef à dextre).
Chemin de Fer
Le 22 décembre 1860, le décret impérial déclarant d'intérêt public la construction de la ligne de chemin de fer ralliant Thonon, voit l'édification de la gare d'Annemasse sur 18 hectares du domaine de... Ville-la-Grand ! Notre commune voisine propose en 1881 une indemnité de 3.000 francs. Il faut attendre 1927 pour que notre cité, après avoir épuisé tous les recours pour faire prévaloir ses droits, se contente de cette somme en réparation du préjudice. Ville la Grand devient le lieu de résidence privilégié des cheminots avec l'édification des cités SNCF, et la construction de maisons. Il s'agit là du premier véritable bouleversement sociologique de la commune jusque-là exclusivement agricole.
Le Juvenat du début du 19ème siècle
Haut lieu de résistance, cette batisse a servi de passage clandestin durant la seconde guerre mondiale ; elle est aujourd'hui réhabilitée en collège lycée, le St François.
Mémoire de guerre
Les sombres heures de la guerre surviennent ensuite, marquées par l'assassinat de six valeureux résistants, au lieu dit « sur les côtes », le 8 juillet 1944. Marianne Cohn, l'héroïne juive, est parmi eux. Mais aussi l'action des pères du Juvenat, qui permettra de sauver de la mort ou de la déportation plus de 2.500 juifs, en les aidant à rejoindre la Suisse.